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SAM. 18 JANVIER | GILLES SERVAT « A CORDES DEPLOYEES » | CONCERT EXCEPTIONNEL

GILLES SERVAT | CONCERT EXCEPTIONNEL

« A CORDES DÉPLOYÉES »

SAMEDI 18 JANVIER | 20H30
SALLE DES FÊTES DE CLÉGUÉREC

Lien vers la billetterie en ligne

Après le succès de sa précédente tournée « 70 ans à l’Ouest » et de l’album du même nom, Gilles Servat revient sur scène avec un tout nouveau spectacle À CORDES DÉPLOYÉES.

Ce spectacle, créé aux FrancoFolies de La Rochelle, propose de revisiter les grands succès de Gilles et de nouvelles chansons dans une atmosphère de musique classique.

La direction musicale a été confiée à Mathilde Chevrel qui a su écrire de nouveaux arrangements remettant les textes en avant. La musique est interprétée par Philippe Turbin au piano, Floriane Le Pottier au violon et Mathilde Chevrel au violoncelle.

Les premiers concerts de cette formule ont enchanté le public et convaincu Gilles d’enregistrer un nouvel album à la fin de l’hiver.

*** DISTRIBUTION ***

Gilles Servat : Chant
Philippe Turbin : piano
Floriane Le Pottier : violon
Mathilde Chevrel : violoncelle

Philippe Guillo : sonorisation
Xavier Courchinoux : éclairage

*** INFORMATIONS PRATIQUES ***

Ce spectacle est co-organisé par Perenn – Centre Culturel de Cléguérec – et l’association En Arwen, avec les soutiens de la Commune de Cléguérec, Lenn Productions et Koroll Sonorisation.

Tarifs :

> 18€ en prévente (hors frais appliqués par les plateformes de distribution éventuelles) :

https://www.billetweb.fr/concert-gilles-servat-kleg&src=agenda?fbclid=IwAR3OAFc4ThKFnob8HFm9j7d8A7WYoHF7yavmDbx2fi_P8DE6RapBTL3bgnk

> 20 € sur place le soir du Concert

Contact : 02 97 38 15 99 ou perenn@perenn.bzh

 

 

 

UNE FORGE RENAÎT À CLEGUEREC

UNE FORGE RENAÎT À CLÉGUÉREC

 

Durant l’antiquité et le moyen-âge, les artisans qui connaissaient le travail des métaux étaient très sollicités. Ils étaient taillandiers, armuriers, métalliers, ferronniers, maréchaux-ferrants, …, ou forgerons.

Ils fixaient des fers aux sabots des animaux de trait (chevaux, bœufs, mules, ânes, …). Ils fournissaient des outils et toutes sortes de pièces métalliques aux maçons, tailleurs de pierres, charpentiers, et autres travailleurs qui œuvraient à l’édification des châteaux-forts ou des cathédrales. Ils maîtrisaient la mise en forme des pièces par la frappe à l’enclume et le durcissement des outils par la trempe.

Au XIXème siècle, ils étaient dans les villages de campagne, réparaient les machines agricoles, les charrettes, les outils et produisaient des grilles en fer forgé.

A Cléguérec, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, ils étaient au nombre de 8, dans le bourg ou les villages de la commune. Il y avait Francois Le Goff, Joseph Jouanno, Joseph Le Botlan, Armand le Botlan, Jean Le Mouel et fils, Jean-Marie Le Guellaut, Joseph Le Goff (du Cosquer), Louis Péran, Marcel Cadoux.

 

 

 

 

 

Celle de François Le Goff, au bourg, a cessé son activité en 1978. L’atelier et la maison ont été achetés par la commune, en 2000, le matériel de forge a été démonté (soufflet, enclume, rouleuse pour fabriquer les roues de charrettes, étau, perceuse, forets…), inventorié par William Lamotte, photographié et mis en dépôt. Les noms en breton des objets ont même été indiqués dans l’inventaire.

Depuis 2018, la forge est remplacée par un parking.

Mais ce savoir-faire a tendance à disparaître devant la modernité, dans ce XXIème siècle où la main-d’œuvre trop chère est remplacée par des produits jetables, fabriqués à l’autre bout du monde par des ouvriers exploités. Autrefois, la logique était l’inverse d’actuellement:

La matière première coûtait cher à produire, la main-d’œuvre ne valait presque rien. De ce fait, tout objet et tout appareil était réparable, et était réparé. On ne jetait rien, tout était « recyclable », selon un slogan bien actuel. Étaient-ils précurseurs ?

Quelques passionnés (ou inconscients), avec l’appui de la municipalité et des services techniques, ont décidé de redonner vie à ces équipements en sommeil ; Depuis le début de l’année, Gilles, artisan serrurier ferronnier d’art en retraite, et Roland, artiste soudeur, animent une équipe de volontaires néophytes, dans le hangar situé en plein bourg de Cléguérec, face à la médiathèque.

Ils ont trié, classé, nettoyé, débloqué, dérouillé tous ces témoins du passé. Tout, ou presque, a trouvé une place et a recommencé à servir : un foyer a été réalisé, le soufflet lui envoie de l’air, les moteurs électriques bourdonnent (sans encombre après 40 ans de léthargie), le marteau-pilon frappe à un rythme frénétique, la meule et la perceuse mordent dans le métal et l’enclume chante à nouveau sous les coups du marteau. Un établi a été construit, la panoplie d’outils est exposée sur des panneaux disposés au dessus de l’établi.

Tous ces équipements sont maintenant opérationnels, mais ne seront pas mis à disposition des éventuels bricoleurs intéressés, car les conditions de sécurité prescrites de nos jours ne sont pas respectées.